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Date : Mars 2010 - MARQUISES
MINI-FESTIVAL DES MARQUISES
A la découverte de Fatu Hiva
A l’occasion du mini festival des Marquises qui s’est déroulé fin décembre 2009 à Fatu Hiva, Tahitiguide vous emmène à la découverte de cette île peu commune, la moins visitée de l’archipel... et pourtant...
A l’extrême sud des Marquises, Fatu Hiva n’a rien à envier à Hiva Oa, le lieu de retraite du peintre Paul Gauguin et du touche-à-tout Jacques Brel.
Large d’à peine 4 km, Fatu Hiva a la forme d’un croissant d’une dizaine de km de long à peine, mais culmine à plus de 1000 m d’altitude! Une imposante excroissance rocheuse au milieu du Pacifique, encadrée de falaises monumentales, c’est ce qu’avait pu constater Mendana, le grand découvreur espagnol du XVIè siècle, qui contourna l’île sans s’y arrêter le 21 juillet 1595. Hélas, il n’aura pu voir les majestueuses cascades vertigineuses qui arrosent le centre de l’île... Hérissée de pitons escarpés et de sommets impressionnants, Fatu Hiva héberge la célèbre Baie des Vierges, sans aucun doute le plus magique des mouillages de toutes les îles polynésiennes.
Hanavave, au cœur de la baie, et surtout Omoa, le chef-lieu, ont accueilli les manifestations traditionnelles du mini festival des Marquises le mois dernier. Ce sont les deux seuls villages de l’île qui regroupent la majeure partie des quelque 600 habitants, fiers d’une culture séculaire qu’ils perpétuent activement. Chacun d’entre eux est à la fois musicien, poète et artisan avant d’être pêcheur, commerçant ou agriculteur. Du tapa (étoffes en fibres végétales), dont ils ont su préserver les secrets ancestraux de fabrication, à la culture du nono (fruit tropical très prisé pour ses qualités thérapeutiques), les habitants ont toujours affiché une farouche tendance à s’autogérer.
A l’occasion du mini-festival, nombreux ont été les visiteurs à découvrir, émerveillés, les secrets de l’île, comme la préparation du umu kai, le four traditionnel local pour cuire les mets destinés à la fête. Les feux sont allumés à l’aide du ahi koko, la torche traditionnelle utilisée lors des cérémonies uniquement.
La propreté étant une des vertus essentielles des habitants de l’île, des sites de bain public, avec cabines pour se changer, ont été aménagé en bordure des rivières. Dans la franche décontraction, chacun a pu tester le réel bonheur d’un bain de rivière, durant les journées plutôt chaudes en cette saison.
L’organisation de jeux traditionnels a permis de se rendre compte de l’étonnante aptitude des jeunes de l’île aux loisirs d’antan comme le vaeake (échasses), le pehe (ce jeu de ficelle, qui consiste à créer des formes infinies à l’aide d’une cordelette entortillée autour des doigts) ou encore la dextérité des enfants lors des joutes de niu, ces fameuses toupies sculptées qui tournent des heures et des heures, sans faillir, lorsqu’on sait y faire.
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