FIFO 2010
Les gagnants du FIFO 2010, une cuvée plus que prometteuse....
D’année en année, le festival a su gagner en richesse et en qualité et aujourd’hui il affiche fièrement une belle maturité, saluée comme il se doit par tous les participants.
A commencer par les deux grandes nations océaniennes, l’Australie et la Nouvelle Zélande, sans oublier Hawaii (donc les USA) qui sont rapidement devenus les piliers indispensables à la crédibilité d’une telle manifestation.
La pré-sélection est devenue paradoxalement un véritable casse-tête pour les organisateurs qui ont vu le nombre des réalisations proposées tripler en cinq ans. Pierre Ollivier et son équipe ont visionné cette année plus de 150 films afin d’en retenir une trentaine, regroupés sous deux bannières, «en» et «hors» compétition.
17 films ont été retenus dans la sélection officielle, et dans le dernier carré, c’est «There Once Was An Island», du néo-zélandais Briar March qui a remporté les suffrages d’un jury présidé en 2010 par Florence Aubenas, grand reporter français.
Interview de Florence Aubenas,
présidente du Jury du FIFO 2010
Le Grand Prix 2010 du FIFO est un documentaire sur la population de Takuu, une île victime de la montée imminente des eaux, dont les habitants doivent résoudre au plus vite un choix cornélien, partir ou rester sur la terre des ancêtres. Poignante et sincère, cette production est le 4è succès néo-zélandais en 7 ans de FIFO.
Ont également été récompensés, «The Pop Twins Untouchable Girls», une production néo-zélandaise de Leane Pooley qui raconte la vie de deux jumelles lesbiennes qui jouent du country, dansent et chantent en yodlant.
Deux autres prix ont été décerné à «Nono Hewa» de Keala Kelly, un aperçu du combat toujours actif à Hawaii de la population originelle contre l’envahisseur américain, et au film australien «Bastardy», d’Amiel Courtin-Wilson, grand favori de la compétition, qui met en scène un Aborigène étonnant, comédien désinvolte et filou patenté à ses heures.