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CLIC pour agrandir.Les écrivains

Les premiers explorateurs de Tahiti se firent écrivains, à leur retour de voyage, pour décrire leurs découvertes

Samuel Wallis, découveur de Tahiti, déclare dans Relation d’un voyage fait autour du monde en 1766 à 1768 : « Toutes les femmes sont jolies et quelques-unes d’une très grande beauté ».

A son retour, l'explorateur Français Louis-Antoine de Bougainville en 1771 publia son Voyage autour du Monde : « J’ai plusieurs fois été, moi second ou troisième, me promener dans l’intérieur. Je me croyais transporté dans le jardin d’Eden ; nous parcourions une plaine de gazon, couverte de beaux arbres fruitiers et coupée de petites rivières qui entretiennent une fraîcheur délicieuse, sans aucun des inconvénients qu’entraîne l’humidité. Un peuple nombreux y jouit des trésors que la nature verse à pleines mains sur lui. »

 

CLIC pour agrandir.Aussi bien James Cook que Joseph Banks, le botaniste qui l'accompagnait, rapportèrent de leurs voyages des impressions qui contribuèrent à nourrir les rêves de leurs contemporains. Joseph Banks dans son Journal"... chacun des chefs jeta alors son pousse de bananier, en nous invitant par signes à les imiter, nous y fûmes conduits, et dans l'ordre chacun jeta sa branche sur celles que les indiens avaient déjà déposées. Nous les imitâmes et ainsi la paix fut conclue." James Cook dans son Journal: " il m'est arrivé de parler du goût extraordinaire que le peuple de Tahiti manifeste envers les plumes rouges qu'il appelle Ura et qui sont aussi prisées ici que les bijoux en Europe , surtout celles qu'il nomme Ura Vini et qui poussent sur la tête du perroquet vert..." (Lors de ses deux voyages suivants, Cook emportera avec lui de nombreuses plumes rouges qu'il saura distribuer à bon escient)

Ces premiers « écrivains » donnent tous une image idyllique de Tahiti.

L'auteur très connu de Moby Dick, Herman Melville, était avant tout un voyageur à la recherche de paradis perdus. Dans son livre Taïpi (1846), il relate sa capture par la tribu du même nom lors de son accostage aux Marquises. Dans Omoo (1847), il raconte ses aventures en Polynésie. 

Pierre Loti arrivé à Tahiti en 1872 entretient ce mythe dans son récit Le mariage de Loti :  « Oh ! les heures délicieuses, Oh ! les heures d’été douces et tièdes que nous passions là, chaque jour, au bord du ruisseau de Fataoua,…  l’air était tout chargé d’exhalaisons tropicales où dominait le parfum des oranges surchauffées dans les branches par le soleil de midi… »

L'auteur de L'île au trésor et de Dr Jekyll et Mr Hyde, Robert-Louis Stevenson, part en 1887 pour l'Océanie et dévouvre plusieurs îles polynésiennes. Il est frappé par la beauté des Tuamotu. Il relate ses impressions Dans les mers du sud (1890) "un homme... s'amouracha d'une dame indigène...pressentie, elle déclara qu'elle n'épouserait jamais un homme qui n'était pas tatoué: on avait l'air trop nu !... Tatoué enfin de la tête aux pieds... il se présenta devant sa maîtresse... mais la belle capricieuse, de ce jour, ne le vit plus sans rire " 

CLIC pour agrandir.En 1907, Victor Segalen, poète et médecin de la Marine qui a séjourné à Tahiti et dans d'autres îles de la Société, publie Les Immémoriaux qui magnifie la culture Maorie, tout en se lamentant sur sa lente disparition due à l'absence d'écrits : " L'heure était propice à répéter sans trêve, afin de n'en omettre un mot, les beaux parlers originels : où s'enferment, assurent les maîtres, l'éclosion des mondes, la naissance des étoiles, le façonnage des vivants, les ruts et les monstrueux labeurs des dieux maoris." 

Jack London lui-même, plutôt connu pour des univers habituellement enneigés , fut inspiré par la beauté des îles durant sa croisière sur le Snark (avril 1907 à novembre 1908) qui le conduit à Tahiti, aux Marquises, aux Tuamotu. Ses thèmes d'inspiration sont alors renouvelés, il publie son autobiographique Journal de bord: La croisière du Snark, puis Contes des Mers du sud

Louis Brauquier, en 1930, dans Eau douce pour navires rendit compte de ses escales dans une poésie très délicate :
« Tu pourrais rester là, Prendre des habitudes
« Fumer la pipe sur le port et regarder
« Les voiliers repartir pour d’autres latitudes…
« L’après-midi faire de la peinture à l’huile,
« Baigneuse brune sur des plages de basalte ;
« Prendre l’apéritif au Cercle Bougainville … »

En 1951, une traduction de Tahiti aux temps anciens de Teuira Henry fait partie de cette démarche pour retrouver les accents incantatoires de la langue tahitienne, empreinte de poésie.

Dans la même mouvance, Henri Hiro grand poète Tahitien, a publié  Message poétique qui exprime son amour de sa terre natale :
« Oh, l’amour de mon pays dont le flot sans relâche
« A baigné ma jeunesse en son âge le plus tendre ;
« Qu’il oigne encore mon corps tout mortel
«  Et vive cet amour, vive ! vive !
«  Vive encore et toujours, qu’il vive
«  Et abreuve ma terre natale,
«  Pour que fleurissent en leur essaim
«  Les enfants de ce sol, enfants de mon pays. »

 

Citons également  quelques écrivains contemporains: Chantal Spitz romancière, Duro Raapoto poète et essayiste, Charles Manutahi poète et essayiste, Louise Peltzer écrivain et poète, Bruno Saura essayiste et biographe, Chantal Kerdiles romancière et nouvelliste.

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