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CLIC pour agrandir. Paul Gauguin en Polynésie

Inspiré par les écrits de Pierre Loti, et après sa brève aventure artistique avec Van Gogh, Paul Gauguin  arrive à Tahiti en 1891, ayant obtenu une mission officielle du gouvernement français. Il est venu à Tahiti pour tenter d’accorder son cheminement intérieur et son œuvre : « là je pourrai, au silence des belles nuits tropicales, écouter la douce musique murmurant les mouvements de mon cœur ».

Gauguin est l'un de ces personnages singulier qui se révélera comme un des plus grands artistes, avec sa recherche effrénée pour résoudre la crise de « la fin de l'impressionnisme ». C'est un marginal qui confond réalité et littérature, mythe et histoire et qui fuit ses semblables pour mieux retrouver les sources de l'art primitif et du sacré parmi les maohis. Son rôle ambigu le voue à la légende, qu'il entretiendra d'ailleurs de son vivant, et qui se fera encore plus fabuleuse après sa mort.

 
 Le dossier Paul Gauguin

 

Découverte de Tahiti
Transcrire les émotions
Les Marquises
Un précurseur de l'art moderne
Tahiti fût son révélateur
Musées et tombe
Commémorations du centenaire
en 2003 et 2004

 

 Voir l'album des
tableaux de Gauguin

 


Le dossier Paul Gauguin

 

CLIC pour agrandir.Découverte de Tahiti
Son premier séjour de deux ans (de 1891 à 1893) sera consacré à la recherche qui lui permettra plus tard de développer une nouvelle peinture basée sur la vie quotidienne à Tahiti et sur la mythologie polynésienne. Il vit à Mataiea avec la tahitienne Teha’amana, accumule des notes accompagnées de dessins, de bois gravés, de photographies et en 1892 rédige « l ‘ancien culte maori ». Installé dans un village où les habitants lui servent de modèles, il s'évertue à rendre leur expression mélancolique et rêveuse, tout en essayant de restituer la vie simple maori.

Lors de son retour à Paris, ses œuvres suscitèrent parmi les jeunes peintres beaucoup d’intérêt, pour leur originalité, le caractère décoratif de la composition, les couleurs vives choisies afin de rendre des états d’âme plutôt que la réalité. Parmi ses anciens amis, certains tel Degas aiment la peinture de Gauguin, d’autres tels Monet et Renoir la trouvèrent mauvaise. Pissarro, quant à lui, considéra qu’il n’était pas digne d’un homme civilisé de piller ainsi les mythes de l’Océanie qu’il considérait comme sauvages.

Transcrire les émotions
Gauguin ne tint pas compte de ces critiques et indiqua que son œuvre était le fruit du calcul et de la méditation : « j’obtiens par des arrangements de lignes et de couleurs, des symphonies, des harmonies ne représentant rien d’absolument réel au sens vulgaire du mot, n’exprimant directement aucune idée, mais qui doivent faire penser comme la musique fait penser, sans le secours des idées ou des images, simplement par les affinités mystérieuses qui sont entre nos cerveaux et tels arrangements de couleurs ou de lignes. » Au sujet des Impressionnistes, Gauguin déclara : «  ils étudient la couleur, exclusivement en temps qu’effet décoratif, mais sans liberté, conservant les entraves de la vraisemblance… Ils cherchent autour de l’œil, et non au centre mystérieux de la pensée… Ce sont les officiels de demain. »

En 1895, Paul Gauguin revient à Tahiti. Il s’installe à Punaauia avec Pau’ura, une jeune fille de 14 ans, mais ne retrouve pas les jours heureux de Mataiea. Malade, hospitalisé à Vaiami, il pense au suicide, mais cependant c’est à cette époque que ses peintures sont le plus empreintes de sérénité ; à propos de son tableau Nave nave mahana, jours délicieux (1896) il écrit : « c’est bien la vie de plein air, mais cependant intime, dans les fourrés, les ruisseaux oubliés, les femmes chuchotant dans un immense palais décoré par la nature elle-même, avec toutes les richesses que Tahiti renferme. De là toutes ces couleurs fabuleuses, cet air embrasé mais tamisé, silencieux. ». En 1897, il peint son tableau « Nevermore », une composition aboutie selon Françoise Cachin qui écrit : « Gauguin fait avec Nevermore un grand nu classique qui inscrit son modèle tahitien dans la lignée des oeuvres qu’il admirait tant : les Grandes Odalisques d’Ingres ou l’Olympia de Manet »

TEXTE. CLIC pour agrandir.Les Marquises
De 1901 jusqu’à sa mort le 8 mai 1903, il va aux Marquises, à Atuona sur la côte sud d’Hiva-Oa. Il y vit avec une jeune compagne, Marie-Rose, construit sa maison sur pilotis « la maison du jouir » qui comportait un atelier de sculpture, une salle à manger, une cuisine et, à l’étage, une chambre et un grand atelier. Cette maison était remarquable par cinq panneaux sculptés et deux statues qui encadraient la porte. Il peint là une vingtaine de tableaux où les couleurs sont prépondérantes. Aux marquises, son coté marginal s'accentue encore, il incite les indigènes à ne pas payer d'impôts et à ne pas envoyer leurs enfants à l'école qui ne leur enseigne que le mal. Procès, condamnation, rien n'y fait. Il inscrit sur sa maison "Te faruru" : ici on aime. Il meurt à 57 ans, en 1903, dans la pauvreté.

Un précurseur de l'art moderne
Gauguin a toujours cherché à rendre le secret des contrées exotiques, essayant, en contact avec les forces de la nature, d’atteindre les sources de la vie intérieure : « la barbarie est pour moi un rajeunissement » disait-il. Gauguin est un précurseur, il ouvre la voie à l’art moderne, notamment au fauvisme et au cubisme, par le dépaysement, par la forme et la violence de la couleur. Tout en reconnaissant qu’il devait à Pissarro son initiation à l’art, il s’éloigne des apports impressionnistes, abandonnant l’exactitude de la représentation, il ne reproduit pas, il suggère. Stéphane Mallarmé s’émerveillait qu’il soit possible de : « mettre tant de mystère dans tant d’éclat ».

L’ère du post-impressionnisme commence avec Gauguin qui définit ainsi le cheminement de l’artiste entraîné à se libérer des traditions, et même de l’Impressionnisme : « il fallait se livrer corps et âme à la lutte, lutter contre toutes les écoles, toutes sans distinction, non point en les dénigrant, mais par autre chose, affronter non seulement l’Officiel, mais encore les impressionnistes, les néo-impressionnistes, l’ancien et le nouveau public… s’attaquer aux plus fortes abstractions, faire tout ce qui était défendu, et reconstruire plus ou moins heureusement, sans crainte d’exagération, avec exagération même. Apprendre à nouveau, puis une fois su, apprendre encore, vaincre toutes les timidités, quel que soit le ridicule qui en rejaillît. Devant son chevalet le peintre n’est esclave ni du passé, ni du présent, ni de la nature, ni de son voisin. Lui, encore lui, toujours lui. »

TEXTE. CLIC pour agrandir.Tahiti fût son révélateur
Gauguin qui apparaît ici comme un visionnaire, resta cependant longtemps incompris. En choisissant Tahiti et les Marquises, il rencontra son idéal, il fut l’un de ceux qui permirent à l’Occident de découvrir qu’il existait des champs inexplorés pour l’art. Par son audace et sa détermination, il n’a pas imité mais il a créé, ce fut un pionnier de l’esprit moderne, c’est pourquoi ses œuvres restent vivantes et que son message est enfin reconnu.

En plus de ses célèbres tableaux : Femmes de Tahiti sur la plage, Femme à la fleur, Amusement du mauvais esprit, Le Cheval blanc, Pape moe, Paysage aux trois personnages, Gauguin laisse des textes sur la culture maori, en 1892  «  l’Ancien Culte maori » et en 1896 « Noa Noa » en collaboration avec Charles Morice.  

Ses oeuvres sont dispersées dans le monde entier et les expositions qui lui sont consacrées attirent des foules considérables qui, à travers ses tableaux, ont une vision attachante de l'exotisme tahitien.

 Et aussi...

 

Voir nos articles sur le centenaire de la mort de Gauguin en 2003

 

Musées et tombe
A Tahiti, le Musée Gauguin présente 25 oeuvres originales, plusieurs films sur sa vie et son œuvre ainsi que plusieurs ouvrages sur le peintre, il vient au second rang après le Musée d’Orsay de Paris pour l’exposition des œuvres de Paul Gauguin. A Hiva-Oa, dans la petite vile d'Atuona, un musée présente des copies des œuvres de Gauguin. On peut également visiter une reconstitution de « la maison du jouir » et se rendre au cimetière sur la tombe de Koke (nom donné au peintre par les Marquisiens).

 Voir aussi : Marcel Gauguin, le petit fils du célèbre peintre

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